Mon chèr et tendre tu n'es plus à la page plus du tout. Chaque étape dans une relation est un pallier à gravir qui n'est pas acquit dès le début. Tu montes, tu grimpes, tu stagnes, tu t'habitues, tu t'y résigne et puis il se peut que tu retombes d'un étage où même que tu atteignes un summum qui a une fin. Tu te crois coupable tu cherches à comprendre, mais il n'y a rien a comprendre. La relation s'effrite, ton imagination s'émousse et puis vient le temps de la confrontation avec une non réponse. Alors tu as du mal a accepté le fait en lui même, il te parait improbable, inimaginable. Pas la peine de lutter, avec le temps je laisse aller. Avec le temps il n'y a plus le vivant et le dernier souffle de l'autre se fait, il ne reste plus que mes pages blanches qui sont les archanges qui se penchent sur ma vie. Je m'y suis fait de jours en jours et pourtant j'espérais secrètement encore un signe de sa part. Traquer l'ennemi et puis se dire que si l'importance n'y étais pas, se serait déjà du passé. Aujourd'hui en me levant, après avoir tergiverser toute la nuit, m'endormant les yeux mouillés, j'ai assimiler que rien ni personne est chose acquise. Croire ne suffit pas. Je suis profondément malheureuse et je crois que même en sachant de quoi est composé la nature humaine je n'accepterait jamais l'idée en elle même. Décevoir, mentir, oublier, alors on passe de la passion à l'échec. On se croit abandonner mais c'est moi qui doit abandonner, et quoi que devienne l'autre, ça ne me concerne plus. Les relations sont comme des pianos, elles peuvent jouer faux et rare sont les bonnes notes de la mélodie. Un jour c'est blanc, et puis ça passe au noir sans n'avoir jamais vu le gris au grand jour. S'agirait - il d'une déficience au sein d'une vie entière ? Meurtrit par une attente qui doit devenir indolore. Décrire en renversant mon esprit. Une vague déferle sur mon pale sourire, l'écume se projette dans mes yeux laissant apparaître la formation d'une larme. Présumer coupable, les conjectures des individus n'ont plus de valeurs. Je me retrouve face à mon unique possession, celle de mon être toute entier. Action devient réaction. Entraver mes idées principales et dire pouce. Est - il raisonnable de s'attacher une nouvelle fois alors qu'on sait parfaitement les dégâts qu'engendre l'amour ? On recherche tous l'unique, l'idéal, l'insaisissable, le jamais du toujours et pourtant on dépense du temps si ce n'est le temps de notre vie dans cette conquête d'un univers tant désiré. Tu te sens une fois de plus désemparé dans ta douleur étouffée. Regarde devant toi, regarde si il n'y a pas quelqu'un qui partage ton ressenti, regarde si cette personne n'est pas ce que tu réclames. Tu as peur, tu es intimidé par ta concupiscence, par ton manque d'être aimé et d'aimer en retour. Tu veux demeurer dans ton passé dévoré de souvenirs arrogants et cohabiter à la fois avec un futur qui vocifère l'inconnu. Dépasser ses limites, combattre ses pires démons qui se référent à une odeur, un mot, une photo, un regard, une chanson, un souhait. Tu ornes d'incertitudes ton dégout qui se forge en vers l'autre. Hésite, controverse et conteste ce tango assassin qui te régente. La perte de l'être aimé est encré dans les m½urs. Laisse moi t'écouter soupirer, et confie moi ta connaissance et ta maturité. Mon chèr et tendre, acquitte moi à tout jamais de ce caprice qui est celui de t'aimer. Le jugement se fit , la décision finale étant de ne pas pardonner mais de se diriger vers un autre semblable qui aura une nouvelle place dans ta vie et qui te permettra de découvrir ce que tu ne peux même pas encore envier. Accorde toi de nouveau la chance de tomber amoureux car quand on tombe, la chute libre ne fait que commencer.