Le temps passe, les jours défilent et l'hypocrisie est maîtresse de nos amitiés. J'ai tout donné pour des gens appelés « amis » et le non retour est pourtant dominant dans ces relations. A quoi bon ? Les valeurs dans ce monde n'existent plus. L'amitié disparaît et l'Amour s'étouffe dans un silence profond. Je me refuse à continuer de me détruire pour les autres. Mon attachement en vers vous me ravage. Chaque journée est un jour de plus où je souffre. Il ne faut pas ouvrir les yeux sur ses amis et il ne faut pas être présente. Je vais devenir une ombre dans vos miroirs. Le jeu, la vie n'est qu'un jeu, tout tient à un jeu de séduction et au mensonge. Personnellement j'assume ce que je dis et ce que je fais, je ne regrette rien car je pense avoir été sincère jusqu'au bout. On ne vie qu'une fois et on se fait du mal combien de fois ? Ses regards m'ont empoisonnée, ses heures au téléphone m'ont achevée et ses doutes perpétuels qui deviennent le rythme du jeu m'ont brisée. J'ai 17 ans et j'en arrive à la pire conclusion qu'on peut faire : les rêves ne servent à rien. Les plus beaux sentiments au monde ont été la cause de mon mal intérieur. Je glisse dans le gouffre, je n'aie ni la force ni l'envie ni le courage de vivre avec cette constatation atroce. On voulait changer le monde, on voulait grandir et tout connaître mais on s'est défoncé à toutes les conneries inimaginables et on ne connaît rien. On n'est incapable de dire ce qu'on ressent à l'instant présent et les cris enfouis en soi ne sortent pas. Je devrais être heureuse mais je ne le suis pas, les sourires sont faux-semblant et l'envie de fermer les yeux est constante. Chaque matin il se passe quelque chose. L'indifférence de ma part serait cruelle alors je n'ose imaginer l'oubli. On c'était juré d'avancer ensemble et de ne jamais se retourner. Aujourd'hui je me retourne et le passé est trop dur pour l'affronter. On préfère oublier, mais on n'oubli jamais rien, on vie toujours avec les souvenirs. La chute du lendemain, le réveil du surlendemain ne fait qu'empirer les choses. Je voulais croire en eux, je voulais m'investir et être comme je suis. Je voulais prendre conscience de la vie et de ce que c'était. Je rêvais d'un monde, de mon monde où je mûrirai facilement. On tire des leçons de toute expérience. Le risque de perdre les gens qu'on aime et auxquels on tient fait du jeu un danger. On rigole du malheur des autres mais la vengeance ne sert a rien, elle reste amer quoiqu'il arrive. Que reste – t – il de nous deux ? Que reste – t – il de tout ces rêves dans tes yeux ? On croit aimer, on croit avoir mal, on croit mais au fond croire est une raison de vivre et je n'aie plus cette raison. Je ne sais plus si tout n'est pas perdue. J'ai besoin de te parler, j'ai besoin de cet espoir pour faire abstraction du reste. On répète toujours la même chose, on se relève de ces chutes et on continu de faire semblant. Vide de tout et je sais d'avance que peu de personnes liront entre les lignes de ce texte et comprendront ce que je ressens au moment présent. Déceptions continues, pièges et quelques courts moments paisibles font de ma petite vie un cauchemar. Ouvre tes yeux, ouvre ton c½ur, regarde autour de toi et essaye de percevoir une différence dans ce monde similaire aux autres. J'ai été détestable, odieuse, invivable exécrable et j'aurai toujours mal et je le sais. Consciente et à la fois fragile, il y a des perles rares qui font parties de ma vie, cependant je les perds toutes une à une et je suis incapable de faire changer les choses. Le constat est dramatique et l'acharnement emblématique. On veut changer les choses et on se retrouve face à une impossibilité. Ma vie n'est rien mais je la veux toute. Quand il n'y aura plus rien qui blesse et que même les chagrins auront l'air d'une caresse alors j'effacerai tout ce vécu.
La dernière minute approche mais si je saute, est ce que tu sautes ?


